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POLLUTION DE L'AIR

La qualité de l'air en vallée de l'Arve et au Pays du Mont-Blanc n'est pas digne d'un site aussi prisé et emblématique: diagnostic, bilans, études et remédiations.

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Le tunnel du Mont-Blanc, l'Autoroute A 40 et la RN 205 forment un axe international routier important, l'un des trois passages de l'arc alpin. Données chiffrées, évolution des trafics, dérives, règlementation. Vous trouverez ci-dessous les différents articles classés par thème :

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ENVIRONNEMENT

Au pays du Mont-Blanc et en vallée de l'Arve, il est menacé par une urbanisation galopante, une industrie présente et un trafic routier intense: Luttons contre les atteintes à la qualité de l'air, de l'eau, la dégradation paysagère, le bruit. Vous trouverez ci-dessous les différents articles classés par thème :

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Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc

Maison de la Montagne / Place de l’Église

74 400 Chamonix Mont-Blanc.

Tél : 06.10.51.80.53


Chamonix, le 25 septembre 2015.
Pour mémoire:
« Manuel Valls en prise avec la montagne…face à lui l’aiguille de la République » tel était le titre de la presse locale du lendemain, photo à l’appui. Or, pendant que ces Messieurs faisaient les « Monte-en-l’air au Montenvers » , campagne électorale oblige, une toute autre partition se jouait de l’autre côté du miroir de la Mer de glace, à Chamonix-Mont-Blanc.
L’ENVERS DES AIGUILLES:
Une quinzaine de militants des associations environnementales locales « ARSMB et Environ‘Mont-Blanc » s’était donné rendez-vous à 10h.30 aux abords de la gare du Montenvers dans la perspective de déployer des banderoles tout au long du chemin de fer de la Mer de glace. Le message était simple: rappeler à nos hôtes ministres que se préoccuper de la longévité des glaciers c’est important, mais qu’il serait temps, aussi, qu’en fond de vallée les populations respirent un air qui ne nuise plus à leur santé.
-Une « Valls » en trois temps-
Premier temps:
10h.05- Chamonix-Gare du Montenvers, départ des trains pour la Mer de glace: La journée avait pourtant bien commencé. Malgré la présence intense de forces dites de l’ordre et la tension palpable des R.G (les Renseignements généraux), nos préalables sont courtois mais fermes. En tant que responsables d’Associations agréées environnementales nous exposons les raisons de notre présence « sur site » et les grandes lignes de notre stratégie. L’un d’entre nous alpague quelques élus présents pour promouvoir son livre « Le bal des faux-culs ». D’abord auprès du sénateur Carle dit « Roule ta bille » qui, ne sachant même pas de quoi il s’agissait, s’exclame: « Quel beau titre, mais ce livre est bien mince…» sous- entendu qu‘il y aurait tant de choses à écrire à ce sujet…(sic!). Puis c’est au tour du député Saddier, surnommé « SM2M » après sa décision de rendre prochainement son écharpe de Maire: « Oui je connais, je l’ai reçu par la poste, merci…Mais vous l’avez lu?…Non, je n’ai pas eu encore le temps… » (resic!). On apprend par ailleurs que ce jour les trains de touristes circulent normalement mais avec interdiction pour les randonneurs d’emprunter les sentiers de montagne sur tout le versant Plan de l’Aiguille/Mer de glace.(re-re-sic!).
10h20-C’est l’heure du rendez-vous avec nos militants. Nous rejoignons le lieu convenu, conscients d’êtres surveillés comme du lait sur le feu.

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10h.30-Chamonix-parking des Planards, le long de la voie ferrée: Changement d’ambiance et de décor: une trentaine de « noirs » (les gardes mobiles) et tout autant de « bleus » (la gendarmerie territoriale) quadrillent le secteur avec l’interdiction pour tout public d’approcher la voie ferrée à moins de cent mètres. D’après nos renseignements, ils seraient plus de 200 répartis sur tout le trajet du train. Un rien impressionnée par ce dispositif militaire, la petite vingtaine de militants ( retraités pour la plupart= normal un jour de semaine) prend position dans la nasse de ce « Vigie-pirate » piloté depuis Paris. Interdits de séjour, nous optons pour une tactique de harcèlement, bien décidés à perturber le protocole « mondain » imposé par nos interlocuteurs. Nous décidons alors de porter nos « banderoles -kalachnikov » de désobéissance civile pacifique (« Exigeons des vallées propres »-« Refuser les pollutions c’est un choix politique »-« Vallée hostile aux camions TIR »-« Abandon de l’Ecotaxe= lâcheté » ) au plus près des trains de touristes qui se hissent vers la Mer de glace. Nous sommes refoulés une première fois.

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10h45-Chamonix-parking des Planards: L’heure du train ministériel de 11h. approche. Chez nous les esprits s’échauffent. Puisque la voie publique et la montagne nous sont interdites, y compris pour les touristes en promenade; puisque que nous sommes interdits de séjour, nous décidons cette fois de « rentrer dans le dur », de tester le dispositif adverse. Les vieux grognards de l’ARSMB et d’Environn’Mont-Blanc montent au créneau, arrivent jusqu’à la voie ferrée. Certains sont molestés "manu-militari", plaqués au sol, brutalisés par les pantins mécaniques d‘une soldatesque aux ordres. Deuxième échec. Le coup est rude! Mais cette diversion aura permis à certains militants de s’éclipser dans la forêt banderole en bandoulière, ou à zoner incognito aux abords de la gare.

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Deuxième temps:
12h00-Chamonix-centre ville: Il semble que les échauffourées précédentes sous l’oeil des caméras et de la presse n’aient pas plu en haut lieu. Pour les militants présents le contrat est rempli, à l’impossible nul n’est tenu! Il reste à sortir de cette nasse pour défiler en ville, une initiative à laquelle ne s’opposent plus nos interlocuteurs, bien trop contents de nous voir quitter le « théâtre d’opération ». Nous occupons la chaussée perturbant passablement la circulation sans qu'aucun service d'ordre n'intervienne. Cette fois nous sommes sous la (bienveillante) surveillance de la police municipale...
13h20- Retour sur zone: Suite à la ballade en ville avec arrêt sous la statue de J.Balmat, il est temps de nous restaurer. Nous avons quelques difficultés à rejoindre l’esplanade de la gare du Montenvers encore interdite aux badauds. Après de nouvelles embrouilles avec les « noirs » nous accédons au restaurant du Montenvers Il est vrai qu’une fois « les huiles » transportées en altitude, plus rien n’est à craindre pour le staf ministériel ici bas. On s’attable à la terrasse pour une collation de "produits locaux" bien méritée. En face, sur le trottoir , une paire de « bleus » mastique des sandwichs de circonstance à l'ombre d’un sapin…
Troisième temps:
15h30-Gare du Montenvers: Normalement, en haut, c’est la fin du « Conseil de la Montagne ». Madame la ministre de l’environnement s’est déjà éclipsée. Elle n’a peut-être pas assisté, à quelques mètres d’elle, au « cravatage » d’un militant venu lui poser la question: « Quand est-ce que vous mettrez les camions sur les trains? »
15h40-Discrète arrivée d’une escouade de berlines et minibus aux vitres teintées. Les diligences cocardées des seigneurs sont avancées. Dans une poignée de minutes, le train ministériel devrait s’en retourner en fond de vallée.
15h50- En face, sur l’esplanade, beaucoup de cravatés s’agitent en oreillette. Côté force de l’ordre tout semble calme. Quelques « bleus » devisent décontractés. Quant à nous, nous sommes réduits à six rescapés dont 4 retraités de 61 à 73 ans. C’est le moment que nous choisissons pour sortir à nouveau deux banderoles d’une incroyable subversion:
« Abandon de l'écotaxe=lâcheté" et "Exigeons des vallées propres":C’est l’affolement chez la poulaille. Une quarantaine de « noirs » rapplique, la moitié d’entre eux avec bouclier, matraque et casque à la ceinture. Nous sommes sur une petite butte de verdure. Devant nous les quais de la gare. Derrière nous, à 20 mètres, les terrasses des restaurants où sont attablées des dizaines de touristes français et étrangers. Les « robo-cops » nous encerclent attendant des ordres qui ne viennent pas. A vrai dire, nous, on se marre! En face ils sont piégés: plus question de nous évacuer comme des malpropres. Cette fois il y a du monde au balcon de la bêtise. Pourtant c’est sûr qu’ils vont intervenir. D’ailleurs un gradé nous aborde: « Il faut partir. Soyez gentils, sinon…les ordres sont les ordres ». Devant notre refus de coopérer, c‘est à nouveau rebelote: un « Fort Alamo » minable qui nous bouscule mains en l’air et vélo électrique en bandoulière, hors de vue de ces messieurs-dames du Gouvernement et de leur Cour de représentants nationaux en attente de maroquins…
16h40 Chamonix-parking des Planards: Fourbus, un peu cassés, un rien écoeurés, nous franchissons à nouveau en sens inverse les barrages à la barbe de nos adversaires. On a fait le job, on se dit au-revoir. Il est temps de rentrer chez soi. Mais que nenni! Ils sont encore là entourant notre voiture : « Charlie à ...(je ne sais qui)…trois individus dans périmètre…». Rebelote: interdiction de partir! Après les contrôles d’identité du matin où, volontairement nous n’avions montré que nos cartes électorales, nous avons droit à une « garde à vue » de plein air, nouvelle formule. Au loin, un cortège sombre s'ébranle escorté d’une quinzaine de motards toutes sirènes hurlantes. Nous restons là, assignés à résidence…

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Cocus Charlie!
Nous cherchions simplement à déployer quelques banderoles "dic sit Anne Lassmann-Trappier" et ils ont lâché leurs chiens. « L’énorme bévue d’un retour au système féodal où l’Etat central aurait le pouvoir et les contrées le devoir. ». Nous nous sentons trahis.
Tous les élus ne sont pas à mettre dans le même sac, mais trop de politiciens de circonstance sont des menteurs, par intérêt ou par cupidité. Ce n’est plus tolérable. Le « choc démocratique » cher à notre Président de la République a bien eu lieu ce 25 septembre 2015 au pied du Mont-Blanc. Quant à notre démocratie, contrairement à nos glaciers, elle a pris un sérieux coup de froid. Et par ce temps hivernal de vestes électorales, les candidats ont intérêt à bien se couvrir.
Jean Martinetti. Vice-Président de l'ARSMB.

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