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lyon-turin5122012Lyon-Turin : notre position

Depuis 1991 date de la création de l'association, nous nous sommes constamment battus pour le transfert modal sur les trains des marchandises et des camions en transit international dans nos vallées de montagne . A l'exemple de ce que font nos voisins suisses depuis quarante ans.
La catastrophe du 24 mars 1999 dans le tunnel du Mont-Blanc n'a fait que confirmer notre engagement en direction de cette solution du transfert modal. Nous avons donc défendu l'expérimentation d'autoroute ferroviaire en Maurienne (Aiton/Orbassano) décidée par le gouvernement de l'époque, tout en portant un regard favorable au rajout de la version fret au projet de liaison ferroviaire à grande vitesse du Lyon-Turin-voyageurs.

L'ARSMB a toujours soutenu ce projet ferroviaire de liaison transalpine à trois conditions:
1-qu'il s'agisse bien de donner la priorité à sa version fret.
2-que son objectif soit bien d'enlever les camions des vallées alpines, donc de celles du Mont-Blanc (Aoste et Chamonix).
3-qu'il se fasse dans le respect de l'environnement et l'accord des populations concernées par son tracé.

 

Force est de constater qu'en cette fin 2012 ces conditions ne sont pas remplies:
= La version fret est passée en deuxième position compte tenu du coût du projet. Pour preuve le report annoncé du percement des tunnels de Chartreuse et de Belledonne affectés au réseau trains fret.
= Les documents officiels démontrent qu'il ne s'agit en aucune manière d'enlever de la route le trafic existant mais seulement d'absorber l'augmentation du trafic poids lourds d'ici à 2020. Or ce trafic stagne depuis l'année 2000.
= Certaines populations concernées par les tracés s'opposent à ce projet alors que les enquêtes publiques sont loin d'être terminées.

En outre, la période de crise financière que nous ressentons n'st pas propice à se lancer de manière précipitée dans des travaux extrêmement coûteux dont il serait trop facile de faire porter les contraines sur la nouvelle génération.
De plus, un projet aussi lourd que le Lyon/Turin n'a de sens que si une véritable politique de transfert modal des marchandises est mise en oeuvre, en commençant par la mise en place sans tarder de mesures contraignantes en direction des transports routiers et en privilégiant l'amélioration des lignes ferroviaires existantes. Or les dernières mesures prises par le Gouvernement de généraliser les 44 tonnes sur tout le territoire, d'autoriser la mise en circulation de la galerie de sécurité du fréjus et de réduire à sa portion congrue une "'écotaxe" toujours reportée, ne semblent pas nous indiquer la bonne direction.

Dans ces conditions et par souci de cohérence, nous sommes très réservés sur la poursuite de ce projet Lyon/Turin en l'état actuel des données mises à notre disposition.

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