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ecotaxeReculade du gouvernement sur l'écotaxe

Il aura fallu une simple menace des patrons transporteurs routiers d'un blocage des routes pour que le gouvernement abandonne l'écotaxe, taxe poids lourds destinée à entretenir les routes et financer des infrastructures dédiées au rail ou au fluvial. Le manque à gagner sera ainsi à la charge du contribuable.
Puisque la méthode semble si bien marcher, l'idée d'un blocage des accès au tunnel du Mont-Blanc par les Associations et les Citoyens fait son chemin...heu..sa route.
Voici le Communiqué d'Environn'Mont-Blanc que l'ARSMB approuve:

Ecotaxe abandonnée :
Les routiers victorieux, les citoyens punis
Les transporteurs routiers ne veulent pas d'écotaxe, ni de péage de transit, et ont annoncé qu'ils étaient prêts à bloquer les routes pour s'y opposer. La Ministre de l'Ecologie n'aura pas attendu longtemps pour proclamer la suspension « sine die » de l'écotaxe, suite à l'annonce, fin-septembre, de son 7ème report depuis 2010.
Le principe de l'utilisateur-payeur bafoué en France
En réalité, les transporteurs routiers et la grande distribution sont prêts à tout pour ne pas régler eux-mêmes la facture qu'ils engendrent pour la société et ne veulent pas entendre parler du principe de l'utilisateur-payeur, pourtant plébiscité par les français. Les camions usent les chaussées beaucoup plus rapidement que les véhicules légers et il est logique et équitable que ces véhicules acquittent ce surcoût.
Les contribuables aussi en ont assez de payer pour favoriser un secteur qui est, par ailleurs, générateur d'innombrables nuisances inquiétantes : pollution de l'air, gaz à effet de serre, bruit, insécurité routière...
La France préfère laisser la facture aux contribuables
En Allemagne, un dispositif très proche de l'écotaxe est en place depuis 2005 (LKW Maut), sans effet pervers sur l'économie du pays ou sur les prix aux consommateurs. Le secteur allemand des transports a fait preuve de civisme et accepté cette fiscalité, qui a eu des effets bénéfiques pour tous, avec une diminution des trajets à vide par exemple, ou l'accélération de l'innovation. La Suisse et l'Autriche ont également instauré une redevance poids lourd ambitieuse sur leur territoire, avec succès.
Le secteur routier français a-t-il peur d'innover et de faire évoluer ses pratiques pour s'adapter aux enjeux sociaux et environnementaux du 21e siècle ?
« La racine du problème est politique, car la France navigue à vue et n'a pas d'objectifs cohérents et encore moins de vision à long terme en matière de politique des transports. Nos gouvernements successifs se contentent de réagir à toutes les demandes et menaces du secteur routier et vivent encore dans la peur d'un blocage du pays par les transporteurs » explique Anne Lassman-Trappier, présidente d'Environn'MontBlanc.

En France, les contribuables continueront donc de financer les coûts du transport routier et les citoyens de subir les nuisances engendrées par ce secteur toxique pour la qualité de l'air et le climat.

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