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silence30052014Contribution au volet "bruit" du plan d'intégration environnemental d'ATMB

Dans le cadre de l'élaboration du plan d'intégration environnemental qu'ATMB a obligation de mettre en place, notre association est invitée à s'exprimer sur chacun des volets pris en compte.

Voici notre "contribution" sur le volet "Bruit".

A) De quoi s'agit-il ?

Depuis 2002, la Communauté européenne a adopté un programme préventif contre le bruit généré par le trafic routier sur les infrastructures de plus de 8200 véhicules/jour. En conséquence, la France doit mettre en place dans les zones concernées des P.P.B.E. (Plan de prévention du bruit dans l'environnement) afin d'améliorer la qualité de vie des riverains des grands axes routiers tels que l'A40 et la RN205 dite Route blanche.

Cette pollution aux décibels est tout aussi ressentie que la pollution de l'air, d'où la nécessité d'améliorer la synergie entre ces deux composantes surtout en zone de montagnes.

Les nuisances sonores-trafic sont dues:

  • au bruit des moteurs,
  • aux bruits de roulement (interface chaussée/véhicules),
  • aux turbulences aérodynamiques provoquées par la vitesse.

En ce qui concerne les motorisation des véhicules, la directive du 9/12/2011 exige pour les voitures, camions et bus un abaissement de 2 décibels d'ici à 2014, plus 2 et de 3 décibels de 2014 à 2017. Pour mémoire, un moteur de camion d'une puissance de 350cv équivaut à 4,5 voitures.

En ce qui concerne les bruits de roulement, à 80/90km/h, le bruit d'un camion (12 pneus sur un 40t) couvre le bruit du moteur, d'autant plus qu'en montagne le revêtement de chaussée est plus granuleux( enrobé antidérapant).

Quant aux turbulences aérodynamiques, plus le véhicule est de gros gabarit plus elles augmentent avec la vitesse.
La prise en compte de ces trois facteurs sonores est intégrée dans la réglementation en vigueur (voir ci-après).

B) La réglementation:

Se féliciter comme le fait l'ATMB en 2013 de « s'être fixé un objectif de 66 décibels soit 2 décibels en dessous des normes » dans le cadre de son futur programme de construction d'écrans acoustiques (sur 5 ans) n'est donc qu'un artifice de communication à destination des gogos. En outre les seuils réglementaires fixées par l'U.E. sont des valeurs minimales exigibles qui ne tiennent pas compte du fait qu' une grande part de la population est exposée à des nuisances sonores de niveaux moindres qui pourraient bien avoir des effets néfastes pour la santé.

C) Le cas particulier des vallées de Montagnes:
Dans les vallées de montagne, la lutte contre le bruit pose des problèmes spécifiques dus aux conditions spécifiques de propagation des sons: effet de résonance (écho) et d'inversion thermique qui favorisent la propagation du son. Le trafic des camions assourdit les vallées alpines.

La problématique de la haute vallée de l'Arve :

Comme souligné dans les documents de « L'intégration environnementale de la Route blanche » (page 267 du diagnostic), il est évident que les populations de cette vallée sont lourdement exposées aux nuisances sonores surtout le long des axes de transit...le trafic international de transit étant difficilement compatible avec la sauvegarde de ce site exceptionnel du Mont-Blanc.

A partir de ce constat et dans l'attente d'une solution progressive du transfert modal des camions et marchandises sur les trains, il est donc nécessaire de mettre en place les protections acoustiques réglementaires le long de cette axe routier majeur entre la France et l'Italie que représente la RN 205 entre Passy et Chamonix.

Cette voie express très passante (10 000 à 30 000 véhicule/j) est classée de type 2 dans le Plan de protection contre le bruit préfectoral (2010) ce qui représente un bruit moyen de 71 décibels la nuit à 81 le jour. Ces zones de bruit ont été cartographiées et permettent de localiser les écrans acoustiques à mettre en place au droit des habitations.

Mais la construction d'écrans acoustiques est-ce la solution?

Il n'en demeure pas moins que la construction de murs anti-bruit le long des routes de montagne n'est pas la solution idéale, les ondes sonores étant simplement réfléchies vers le haut. Par ailleurs si la liaison directe avec la source sonore à proximité du mur est rompue, l'effet protecteur est d'autant plus faible que l'on s'en éloigne.

La véritable solution à ce type de nuisance, à défaut de supprimer tout trafic est donc d'agir sur la source: à savoir diminuer le trafic routier. En commençant par le trafic des camions T.I.R. dans l'attente de sa suppression.

Petit problème de Certificat d' études primaires :

1 camion de 40/44 tonnes = 5 voitures en terme de nuisance sonore.

Sachant que sur la Route blanche du Fayet à la rampe du tunnel du Mont-Blanc le trafic moyen journalier est de 17 500 véhicules dont 1 500 poids lourds (camions de 40 tonnes), quelle est en terme d'équivalence voiture/poids lourd la quantité journalière de nuisance Qn dégagée par type de trafic?

Sur quel type de trafic agir prioritairement pour faire baisser cette nuisance ?

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