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Augmentation du diesel

Le transport routier (encore) exempté
manifg
En 2012, l’OMS classait les émissions du diesel comme cancérigène certain. De nombreuses voix demandent, depuis, de réduire les avantages fiscaux accordés au diesel en France, afin de cesser de subventionner un carburant a aussi fort impact sur la santé publique. Le message a été partiellement entendu par le gouvernement, qui a initié le rattrapage de la fiscalité du diesel par une hausse de 2 centimes des taxes, mais pour les automobilistes uniquement.

Le transport routier continue de passer à travers les mailles et refuse de participer à l’effort en faveur de l’intérêt général. Après la suppression de l’écotaxe et aujourd’hui l’exemption de l’augmentation de la taxe sur le diesel, le secteur routier tire encore égoïstement son épingle du jeu.

 

Pour Anne Lassman-Trappier, « les cadeaux au transport routier s'accumulent, alors que la fiscalité s'alourdit pour les usagers des transports en commun, avec la hausse de TVA de 7 à 10% cette année. Drôle de message que nous envoie le gouvernement, en plein examen de la loi sur la transition énergétique ! ».

La part des émissions polluantes du secteur est pourtant considérable: dans la vallée de l’Arve, les poids lourds sont responsables de 40% des émissions de particules et de 60% des émissions de dioxyde d’azote du secteur des transports. Or, le transport routier continue a être exempté du nécessaire rattrapage de la fiscalité sur le diesel et seus les citoyens sont mis à contribution déplore Simon Métral.


De plus, dans un communiqué du 30 septembre, l’OCDE demande à nouveau aux gouvernements de « supprimer progressivement l'avantage fiscal en faveur du gazole » et considère qu'une telle mesure « serait bénéfique à la fois aux finances publiques et à la qualité de l'air ».

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